
But:
Stimuler la naissance puis la consolidation d’un esprit d’écoute et de tolérance mutuelles favorables à la résolution pacifique des conflits.
Né au temps du Président Macky Sall alors Président du Sénégal, ce prix repose sur un concept dont la présentation officielle a lieu le 13 décembre 2016, au Club Suisse de la Presse à Genève pour la première fois. Le 22 mars 2017, le Président devenu parrain du prix expose sa vision du dialogue et de la paix aux Nations Unies.
Cette distinction sert à honorer et encourager toutes les initiatives de dialogue politique et social en Afrique. Elle veut aussi envoyer un message significatif destiné à appuyer et accompagner les efforts de l’Union Africaine (UA) et des ensembles régionaux et sous-régionaux qui la composent, y compris la diaspora, qui constitue, selon une décision de l’UA, la Sixième (Région de l’UA), une force géopolitique du continent.
Le Président Macky Sall, en louant les efforts déployés par le CIRID, a accepté avec « reconnaissance » cette initiative qui se veut visionnaire.
Le Chef de l’Etat sénégalais a souligné le fait que « l’Afrique a besoin d’une telle innovation pour consolider les bases de sa stabilité politique et de son développement économique ».


En marge de la 34ème session du Conseil des Droits de l’Homme
Le CIRID a reçu S.E. M. Macky SALL, Président de la République du Sénégal, le mercredi 22 mars 2017, salle XXV, au Palais des Nations, à Genève, lors d’un événement rassemblant 30 États des représentants du système des Nations Unies et de nombreux délégués de la société civile
Le thème du panel était le « Prix Macky SALL : une contribution pour le dialogue en Afrique ». C’était l’occasion pour S.E. M. Macky SALL, parrain du Prix portant son nom, d’expliquer sa vision du dialogue et les démarches qu’il a entreprises en sa faveur.
Pour le Président du CIRID, M. Déo HAKIZIMANA, modérateur et initiateur du projet, la vision du Chef de l’État sénégalais pour un dialogue permanent en Afrique est un « rêve réalisable et réaliste ». Sa dimension locale, régionale et continentale s’insère de surcroit dans le cadre de l’Agenda 2030 de l’ONU, ce qui justifie doublement la Genève internationale comme lieu d’une telle rencontre de par son rôle historique continu et permanent en matière de dialogue et son rôle majeur comme pôle de proposition, de négociation et d’action concertée au sein des Nations Unies.
Après le discours d’ouverture du Président du CIRID, un court film sur le Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique (PMSDA) présentant les nombreux exemples de dialogue initiés sous l’égide du Président sénégalais a été projeté à une salle comble.
Puis, le Dr.-Ing. Gabriel MINDER (1936-2019), un membre d’honneur du CIRID, physicien suisse ayant participé à l’avènement du CERN et humaniste engagé dans de nombreux projets de développement en Afrique avec le Rotary Club International, a détaillé la contribution possible du PMSDA selon 4 axes concrets : la réalisation des 17 objectifs de développement durable ; l’accès aux nouvelles technologies ; l’accès à une industrie de santé comme le montre l’exemple du projet porté par Novartis Kenya « 1 Dollar pour une couverture universelle »; l’accès à une formation de qualité, avec une attention particulière concernant la formation technique féminine à l’instar des accords Suisse-Sénégal pour des échanges académiques.
Le troisième invité, S.E. M. Walid DOUDECH, Ambassadeur de Tunisie et Président du Groupe des États Africains au Conseil des Droits de l’Homme, a félicité S.E. M. Macky SALL pour ses efforts louables et ses initiatives en faveur du dialogue en Afrique. Le PMSDA, selon l’Ambassadeur, est d’autant plus important que la communauté internationale ainsi que l’Afrique font face à des défis qui nécessitent une concertation permanente afin d’apporter des réponses adéquates, le dialogue jouant également un rôle essentiel pour le règlement des conflits.
En effet, « Tout dialogue a pour finalité la paix », a rappelé le Président sénégalais en introduction de son discours de parrainage du PMSDA. Pour le Chef d’État, c’est au gouvernement, à l’opposition et aux citoyens d’abord qu’incombe la responsabilité de préserver l’idéal démocratique. Cette responsabilité nécessite une approche globale dans le respect des aspects nationaux et historiques des problématiques. Par exemple, lorsqu’il institutionnalise en 2016 le 28 Mai comme Journée du Dialogue National au Sénégal, c’est dans la continuité de l’héritage démocratique et libéral des élections pluralistes sénégalaises instituées en 1848. Sa méthodologie du dialogue se veut politique, inclusive et horizontale. Au Sénégal, le dialogue est développé suivant six thématiques: l’éducation
nationale et la formation ; l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; l’amélioration de la couverture maladie (système de santé) ; la réforme foncière et la modernisation de l’agriculture ; le dialogue institutionnel avec l’administration et les territoires, notamment en ce qui concerne la décentralisation.
En conclusion, le Président SALL a lancé un appel en soulignant le fait que chaque État avait un fonctionnement propre et que, par conséquent, il fallait se garder de donner des réponses passe- partout mais, au contraire, adapter le dialogue à chaque pays. Le Président SALL s’est dit très optimiste en ce qui concerne le futur d’une Afrique unie. Il loue notamment les décisions courageuses de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et de l’Union Africaine pour la résolution des crises.
Ce Panel de haut niveau, faisait suite au lancement par le CIRID du Prix Macky SALL pour le Dialogue en Afrique (PMSDA) le 13 décembre 2016, au Club Suisse de la Presse, à Genève.
Crédits photographie: Stephane Daniel Schlup
Sa Majesté Le Mogho Naaba Bâongho, Roi des Moose reçoit le PMSDA pour sa 2ème édition
37 ème empereur des Moose, Sa Majesté le Mogho Naaba Bâongho a été intronisé le 21 décembre 1982. Il prit comme nom de Règne « Bâongho » qui signifie littéralement « la vallée », « l’oasis ». C’est donc sous la symbolique de « la présence permanente de la vie » et « de point de repère » que sa Majesté le Mogho Naaba a bâti son règne depuis maintenant trente-cinq ans.
Garant du patrimoine culturel Moaga, il est le protecteur tant de l’histoire que des traditions. Son influence est grande et son autorité importante. Sa Majesté le Mogho Naaba est une personne de grande écoute. Le dialogue constant est son arme. Personne ouverte et très discrète, Sa Majesté s’est clairement démarquée de la politique. Sa sagesse et sa pondération font de lui un être « modèle » dont la résolution ultime est de contribuer à faire de son pays une nation prospère et radieuse.
Il est, en effet, résolument engagé dans la résolution des crises allant de celle des ménages à celle de la nation Burkinabè toute entière. Les médiations privées sont légions et Sa Majesté s’auto-saisit parfois pour résoudre des questions qui pourraient mettre à feu et à sang la vie de la Nation. Les exemples les plus récents sont entre autres son rôle prépondérant pour un retour à la stabilité et la paix dans le dossier « insurrection populaire d’octobre 2014 », celui de sa médiation dans le dossier du coup d’Etat manqué et son corollaire de conséquences en septembre 2015. De tout son poids il a pesé
pour apaiser les cœurs, concilier les partis afin d’épargner au pays l’effusion du sang et lui garantir une stabilité. L’on se souvient encore de son rôle dans le dénouement des « mutineries » qui ont émaillé la vie de la grande muette : les émeutes contre la vie chère, pour ne citer que ces quelques exemples, qui ont secoué le Burkina Faso.
Sa Majesté le Mogho Naaba est sollicité dans les résolutions des conflits socio-professionnels les plus drastiques et complexes et cela au quotidien. C’est le dernier recours lorsque tout semble perdu. Mais l’écoute, la négociation permanente qui constituent le modus vivendi de l’homme auxquels s’adjoint son charisme permettent d’aboutir à des sorties de crises. Les problèmes ainsi sont résolus sans même être ébruités.
A cela s’ajoute le dialogue permanent avec toutes les confessions religieuses en vue de contribuer au rayonnement de la Nation. La concertation tout aussi permanente avec les autres royaumes ne se détourne guère du point d’ancrage initial qu’est la prévention, la gestion et la résolution des crises.
Des conseils, il en prodigue, des audiences il en accorde, du don de soi il en fait et ce, sans diction aucune ; faisant de Sa Majesté une personnalité morale vers qui se tournent des citoyens, organisations de tous ordres, autorités tant politiques, religieuses que coutumières pour tout type de dialogue à même de garantir la paix et la cohésion sociale. Ces actions dans ce domaine, si elles sont par moment connues restent toutefois une infime partie de la combien grande personne qu’est l’homme. Dans le social, ce sont plus de deux cents personnes à majorité des femmes et personnes vivant avec un handicap qui chaque
semaine bénéficient de son aide. Les fondations et associations humanitaires qui bénéficient de la générosité de l’empereur ne sauraient être dénombrées.
D’ailleurs nul besoin d’en dénombrer ou de le clamer. Toute bonne œuvre doit être faite dans la discrétion. C’est l’injonction que laisse entrevoir sa Majesté le Mogho Naaba Bâongho sur tout ce qu’il fait en faveur du développement. Qu’à cela ne tienne, le mérite lui est reconnu. Et des mérites il en a et le peuple Burkinabè tout comme celui du monde n’a eu de cesse de le lui témoigner.
Le dernier en date est celui témoigné par la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour toutes ses actions en faveurs des personnes vulnérables. Ce prix en rappel a été entièrement redistribué à des orphelinats, centres d’accueil de personnes du troisième âge, centres de santé, œuvres communautaires et religieuses entre autres. C’est donc loin de finir de nous convaincre sur la générosité et l’humanisme de l’homme. Elevé à la dignité de Grand-croix de l’ordre national (plus haute distinction) le 4 décembre 2015, d’autres distinctions ont précédé, et pas des moindres, car du mérite au commandeur il a été reconnu au rang de son dévouement.
Lauréat du prix CIVIPAX en 2007, il a reçu la distinction honorifique de la Universal Peace Federation en novembre 2008 et a aussi été fait Grand officier de l’International Military Sport Council. Ambassadeur du Progrès Africain en 2012, il est élevé au grade de membre Es-qualité et président protecteur du COPTAC. Le certificat honorifique du COPTAC lui a été décerné en 2017. Ce sont au total plus de mille (1000) attestations et certificats de mérite ou de reconnaissance qui lui ont été décernés ; près de 950 médailles -des honneurs
au mérite, du national à l’international.
Marié et père, Sa Majesté le Mogho Naaba est un passionné de sport. Il a fait ses premiers pas dans le karaté, a savouré les délices du cyclisme et s’est éprit du football. Grand gardien de but il a joué en première division à l’Union Sportive de Ouagadougou (USO). Même après avoir abandonné la pelouse, il n’a jamais renoncé à sa passion pour le football. Ainsi a-t-il entrepris de stimuler les jeunes afin d’avoir de nouveaux talents dans l’optique de rehausser
le niveau du football national. C’est alors qu’a eu lieu l’instauration de la coupe dénommée coupe « Mogho Naaba Bâongho ». Son terrain de sport en dit long sur son engagement en faveur du sport. Sa passion toutefois n’est pas tournée que vers le sport.
Ecrivain, il a mis sa plume au service de son peuple par le biais de la poésie. Les thématiques de pardon, d’amitié et de solidarité pour ne citer que ces quelques-unes sont for évocatrices.
Il constitue pour le peuple un grand symbole culturel et traditionnel qui œuvre corps et âme et à cœur joie pour sa patrie.
Sa Majesté le Mogho Naaba est le phare qui permit à la nation burkinabè de repérer la rive lorsque les eaux étaient à la fois houleuses et boueuses et que les larges de la stabilité du pays étaient dans la dérive. Puisse-t-il avoir longue vie et toujours servir.
Crédits: Prof. Casimir YAMEOGO
Représentant Spécial du CIRID à Ouagadougou, Burkina Faso
Mama Ngina: lauréate de la 3ème édition du PMSDA
Madame Monica Juma, Ministre de la Défense du Kenya, représente la Famille Kenyatta à Dakar, Sénégal, lors de la 3ème édition de la remise du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique.
« Mama Ngina s’est distinguée avec discrétion dans la résolution du conflit post-électoral de 2017entre le Président Uhuru Kenyatta et l’opposant Raila Odinga.
l’opposant Raila Odinga. Grâce à sa médiation, elle a pu sauver son pays d’un pays d’un conflit sanglant qui aurait pu plonger toute la région de l’Afrique de l’Est dans une crise profonde » a déclaré M. Marcel Mikala, Directeur directeur exécutif du Prix, à l’issue d’une audience avec Mama Ngina, accordée par l’actuelle Première Dame du Kenya, Son Excellence Mme Margaret Kenyatta, le 20 février 2020 à Nairobi.
En 2018, le PMSDA n’a pas été décerné faute de candidat qui répondait aux critères rigoureux du jury. La cérémonie de remise du prix de Mama Ngina, prévue le 7 avril 2020 à Nairobi par le gouvernement du Kenya en relation avec le gouvernement du Sénégal.
Le Parrain du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique, le Président de la République du Sénégal, rend hommage à S.E. Mama Ngina Kenyatta, Mère de la Nation du Kenya, Mère du Chef de l’Etat du Kenya S.E.M. Uhuru Kenyatta, épouse du Père du Panafricanism Mzee Jomo Kenyatta.
Le discours est en honneur à Mama Ngina Kenyatta pour son oeuvre de paix en Afrique de l’Est et la Région des Grands Lacs. Le Discours met en avant les exemples du Sénégal en matière de dialogue. Le Sénégal, aux portes du Sahel, occupe une position importante dans la stabilisation de la région à travers le Dialogue, une vertue sénégalaise, sahélienne et panafricaine.
Discours complet de S.E. M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal (2012-2023). Musée des Civilisations Noires, 20 décembre 2020



























