
Diasporas and Minority Rights: Opportunities arising from Challenges
Side Event du 18 septembre 2024 au Swiss Press Club
Panélistes

Anwar Mehmood Rehman : L’expérience Ahmadiyya
Association Ahmadiyya Architectes et Ingénieurs, Bâle
Persécution systématique
La communauté Ahmadiyya au Pakistan s’est vu refuser les droits démocratiques de base, y compris le droit de vote, avec une discrimination inscrite dans la loi pakistanaise et ancrée dans l’emploi, l’éducation et l’accès aux droits humains fondamentaux.
Réalisations de la diaspora
Malgré la persécution, les Ahmadis ont apporté des contributions significatives à l’échelle mondiale, notamment le lauréat du prix Nobel Dr Abdus Salam et Sir Muhammad Zafrullah Khan, ancien président de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Service humanitaire
Par le biais de l’IAAAE, la communauté s’engage dans des efforts humanitaires alignés sur les Objectifs de développement durable des Nations Unies, fournissant de l’eau potable, de l’énergie renouvelable et des infrastructures dans les régions défavorisées.
Représentation politique
Anwar Mehmood Rehman a souligné son expérience personnelle en tant qu’Ahmadi musulman se présentant comme candidat aux élections provinciales suisses – une opportunité qui lui a été refusée au Pakistan en raison de la discrimination systémique.
Impact mondial
Le principe directeur de la communauté Ahmadiyya « L’amour pour tous, la haine pour personne » se traduit par des actions à travers le monde grâce à des efforts humanitaires menés par des bénévoles dans les régions défavorisées.
Mission continue
Que ce soit par le biais d’individus comme le Dr Abdus Salam ou des efforts communautaires tels que le travail de l’IAAAE dans les pays en développement, nous restons déterminés dans notre mission de servir l’humanité et de défendre la dignité de chaque personne, quels que soient les défis auxquels nous sommes confrontés.

Gajmoula Boussif : L’approche du Maroc en matière de migration
Présidente de Obsertoire pour le Développement Social et Économique du Sahel
1 Réseau d’accueil des migrants
2 Soutien complet
Ces centres fournissent un soutien psychologique, éducatif et social, y compris une formation linguistique en dialecte marocain, français et anglais, ainsi que la scolarisation des enfants migrants dans les écoles publiques marocaines.
3
Depuis 2007, le Maroc a établi un réseau de centres d’accueil en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), commençant à Rabat et s’étendant à Salé, Casablanca et Oujda.
Intégration économique
La formation professionnelle facilite l’intégration économique dans divers secteurs, avec la Fondation Orient Occident créant des coopératives et promouvant le dialogue interculturel à travers des activités culturelles hebdomadaires.
Intégration régionale
À Dakhla, les migrants trouvent un emploi dans le secteur de la pêche, tandis qu’à Laâyoune, ils travaillent dans le commerce et les services. Ces provinces du sud ont bénéficié de l’engagement du Maroc en faveur du développement et de l’inclusion économique.
Contraste avec Tindouf
Boussif a souligné le contraste frappant entre l’approche inclusive du Maroc et la situation déplorable des Sahraouis dans les camps de Tindouf en Algérie, où de graves violations des droits de l’homme se produisent, y compris un racisme systématique contre les minorités noires.
Appel international
Elle a appelé à une pression internationale sur l’Algérie et le Polisario pour mettre fin aux abus dans les camps de Tindouf et à l’intervention de l’ONU et du HCR pour fournir aux Sahraouis les mêmes droits et protections accordés aux migrants au Maroc.

Carl-Gustav Bjertnes : L’entrepreneuriat dans les zones de conflit
Président Fondateur de SEEDS-AFRICA
1 Potentiel dans les zones 2 de conflit
Domaines clés de développement
Il a identifié l’immobilier, l’agriculture et les soins de santé comme trois domaines critiques pour le développement, soulignant que l’Afrique doit créer plus d’un milliard d’emplois d’ici 2063.
3
Bjertnes a fait référence à la vision du regretté Kofi Annan sur l’énorme potentiel du Sahara occidental, arguant qu’avec le soutien international au Plan d’autonomie du Maroc, l’entrepreneuriat pourrait s’épanouir et réduire l’émigration et les conflits.
Solutions contextuelles
Bjertnes a souligné que chaque lieu nécessite des solutions sur mesure basées sur ses qualités et contextes uniques, ayant personnellement établi plus de 300 entreprises sur quatre continents en tant qu’entrepreneur social.
Voie vers la paix par l’entrepreneuriat
Proposition de sommet
1 Accent mis sur faire de l’Afrique le centre économique du monde, où la finance est créée et utilisée efficacement, plutôt que simplement empruntée.
2 Ateliers ciblés
Ateliers proposés sur les droits économiques, sociaux et culturels ; l’entrepreneuriat des jeunes ; la politique d’investissement ; et les protocoles pour la liberté de circulation à travers l’Afrique.
3 Vision panafricaine
Accent mis sur faire de l’Afrique le centre économique du monde, où la finance est créée et utilisée efficacement, plutôt que simplement empruntée.

Eric Niragira : Représentation ethnique au Burundi
Président Fondateur du CEDAC
1 Contexte historique 2
Composition ethnique
Niragira a décrit la composition ethnique du Burundi : Hutus (majorité, ~85%), Tutsis (~14%) et la communauté Batwa (minorité, ~1% de la population). Les Batwa sont reconnus par les Nations Unies comme Peuple Autochtone.
Le Burundi a émergé d’une histoire complexe de conflits ethniques et de troubles civils qui s’est étendue sur plusieurs décennies. La transition du pays vers la paix a nécessité des efforts délibérés pour remédier aux inégalités historiques et établir des mécanismes de gouvernance inclusive.
3 Représentation gouvernementale
Il a salué la politique de représentation ethnique du Burundi à tous les niveaux du gouvernement, soulignant Son Excellence l’Hon. Imelde Sabushimike, membre de la communauté Batwa qui occupe le poste de Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales et des Droits de l’Homme.
Confiance établie
Niragira a attribué au Président Evariste Ndayishimiye l’établissement de la confiance grâce à une représentation équitable de tous les groupes ethniques, établissant un modèle pour l’inclusion des minorités au gouvernement.
Programmes innovants
L’engagement du Président en faveur d’une gouvernance inclusive a conduit à plusieurs programmes et politiques innovants qui favorisent activement la participation des minorités aux processus de prise de décision.
Initiatives en cours
Les programmes actuels se concentrent sur l’autonomisation économique, l’accès à l’éducation et la préservation culturelle pour les communautés minoritaires. Une attention particulière est accordée à la communauté Batwa à travers des programmes de développement ciblés, des formations professionnelles et des initiatives d’accès à la terre.
1 Vigilance continue
Tout en reconnaissant les progrès réalisés, Niragira a souligné l’importance d’une vigilance continue et d’une amélioration de la protection des droits des minorités.
2 Renforcement des cadres
Il a esquissé des recommandations pour renforcer les cadres existants et élargir les opportunités pour les communautés minoritaires.
3 Développement de l’éducation
Un accent particulier a été mis sur l’expansion des opportunités dans les secteurs de l’éducation et du développement économique.

Pr. Rubin Zemon : La communauté égyptienne des Balkans
S’appuyant sur les Suvres d’Hérodote du 5e siècle avant J.-C., Zemon a expliqué
Contexte historique
comment les Égyptiens se sont installés dans les Balkans dans les temps anciens, établissant des communautés qui ont persisté pendant des millénaires.
Reconnaissance actuelle
Bien que reconnue comme une minorité dans différents pays des Balkans, la communauté égyptienne continue de plaider pour une reconnaissance plus large et la promotion de leurs droits dans toute la région du Conseil de l’Europe.
Égyptiens des Balkans : Contexte historique
Témoignages anciens
Citant les récits d’Hérodote du 5e siècle avant J.-C., le Prof. Zemon a mis en évidence des références aux établissements égyptiens à Athènes et des liens entre la lignée égyptienne et les rois spartiates.
Continuité culturelle
Malgré des millénaires de présence dans les Balkans, cette communauté a maintenu des traditions culturelles distinctives et une identité séparée des autres groupes de la région.
Défis de reconnaissance
Bien qu’étant l’une des plus anciennes diasporas africaines d’Europe, la communauté égyptienne des Balkans continue de lutter pour une pleine reconnaissance et représentation dans les sociétés européennes contemporaines.
Concepts de protection des minorités dans les Balkans
Concept négatif
Cette approche implique que les États garantissent certains droits des minorités en tant que droits individuels (négatifs) des membres des minorités, sans obligation directe d’assurer leur réalisation. Les États ne réagissent que lorsque les droits sont violés, les individus pouvant poursuivre les contrevenants devant les tribunaux.
Concept positif
Cette approche plus progressive nécessite une implication active de l’État dans la protection et la réalisation des droits des minorités, offrant aux minorités une participation et un rôle décisif dans les processus de décision politique.
La paix éternelle n’est pas possible sans tolérance et de bonnes relations avec les voisins et les « autres » dans nos sociétés. Les États doivent commencer à mettre en Suvre et à développer le concept positif de la protection des minorités.
Roms et Égyptiens dans les Balkans occidentaux
1 Communautés distinctes Les Roms et les Égyptiens, bien
que souvent discutés conjointement en raison de défis similaires, sont des communautés ethniques différentes avec des histoires, des cultures et des identités uniques qui devraient être reconnues séparément.
2 Approches variées Différents États des Balkans
occidentaux ont des approches diverses pour combattre la discrimination, reconnaître l’identité et faciliter la participation à la vie publique pour ces communautés.
3 Questions sensibles L’éducation reste un domaine où
la discrimination est particulièrement visible et sensible, aux côtés de la protection de la culture, de la représentation médiatique et de l’expression religieuse.
La situation en Albanie : Minorité égyptienne
Données du recensement
Le recensement de 2021 en Albanie a officiellement enregistré plus de 12 000 personnes s’identifiant comme Égyptiens, fournissant une importante reconnaissance statistique de la communauté.
Problèmes structurels
Malgré la reconnaissance, la capacité globale de coordination des politiques affectant la minorité égyptienne reste faible, avec des défis persistants dans l’éducation, l’emploi, le logement et l’accès aux services publics.
Ségrégation scolaire
La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) a recommandé en 2020 que les autorités albanaises surveillent de près la ségrégation structurelle des élèves roms et égyptiens dans les écoles et aident les autorités locales à résoudre ce problème.
Progrès et défis de l’Albanie
Fracture numérique
Le manque de compétences numériques et d’accès aux technologies entrave de plus en plus l’accès des minorités égyptiennes aux services publics désormais numériques, y compris les soins de santé, l’éducation, l’emploi et la protection sociale.
Problèmes de logement
Le processus de légalisation et de fourniture de documents de propriété aux communautés égyptiennes reste incomplet, créant une insécurité continue dans le logement.
Emploi et santé
Malgré les mesures visant à améliorer l’accès à l’emploi, les taux d’emploi des Égyptiens restent faibles, tout comme l’accès à la couverture d’assurance maladie universelle.
Ségrégation scolaire
L’Albanie doit systématiquement aborder la ségrégation scolaire et mettre en Suvre la décision de mai 2022 de la Cour européenne des droits de l’homme concernant cette question.
Orientations futures pour la protection des minorités
Cadre anti-discrimination
La future protection des minorités devrait être réglementée dans un cadre anti-discrimination, permettant une interprétation plus inclusive des normes existantes pour mieux protéger les minorités.
Réduction des écarts politiques
Les activités des agences fondamentales des droits de l’homme pourraient aider à réduire l’écart entre les politiques internes et externes dans les efforts de lutte contre la discrimination.
Modèle de protection positive
Les États devraient mettre en Suvre et développer le concept positif de protection des minorités, assumant une responsabilité active pour garantir les droits des minorités plutôt que de répondre uniquement aux violations.

Joël Hakizimana : Pétition pour la représentation de la diaspora panafricaine
Secrétaire Général du CIRID mentionne en premier lieu:
1 Demande au Roi Mohammed VI
La pétition sollicite le soutien de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la représentation formelle de la Diaspora Panafricaine et des Personnes d’Ascendance Africaine au Parlement de l’Union Africaine.
2 Inspiration historique
La pétition s’inspire du pionnier panafricain Henry Sylvester Williams, qui en 1900 a soumis une pétition à la Reine Victoria plaidant pour les droits des Personnes d’Ascendance Africaine.
3 Contexte de partenariat
CIRID entretient un partenariat privilégié avec le Maroc depuis 1996, le Roi Mohammed VI étant président du Comité d’honneur du Prix panafricain pour le dialogue établi en 2016.
Le concept de la sixième région de l’Union africaine
Développement historique
Le concept de la sixième région a émergé en 2004 avec le lancement du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), lorsque le Sénégal a proposé de créer une région composée de migrants africains et de Personnes d’Ascendance Africaine.
Vision structurelle
La sixième région proposée serait dotée de son propre Parlement, Passeport et Banque, similaire aux autres régions de l’Union africaine, fournissant une représentation institutionnelle formelle pour la diaspora africaine mondiale.
Contexte historique
Cette initiative reflète le voyage historique de l’Égypte ancienne à la traite transatlantique des esclaves, culminant avec la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2025).
Appel à l’action pour la représentation de la diaspora
Intégration continentale
Connecter l’initiative au Traité de la Zone de libre-échange continentale africaine (2019), plaidant pour l’extension du Protocole de libre circulation pour inclure la sixième région et permettre la pleine participation des Personnes d’Ascendance Africaine au développement de l’Afrique.
Sommet formel
Demander que l’Union africaine organise un sommet formel pour la sixième région, réunissant les leaders de la société civile et les représentants gouvernementaux pour élaborer une stratégie pour son institutionnalisation.
Collaboration suisso-africaine
Tirer parti de l’importante diaspora africaine de la Suisse, en particulier les citoyens d’origine marocaine, pour développer des initiatives collaboratives soutenant l’intégration de la diaspora.
Cadre proposé pour la conférence
Événement parallèle au Forum social
Demander la coopération entre la Mission marocaine et le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme pour organiser un événement parallèle lors du prochain Forum social, réunissant les leaders de la société civile de la Diaspora Africaine en Suisse.
Conférence au Maroc
Proposer une deuxième conférence organisée au Maroc pour fournir une plateforme aux Organisations de la Société Civile de la Sixième Région de l’Union Africaine pour se réunir, élaborer une stratégie et formaliser leur représentation au Parlement de l’Union Africaine.
Patronage royal
Nous exprimons notre plus profonde gratitude à Sa Majesté le Roi Mohammed VI et au Royaume du Maroc pour leur leadership dans la diplomatie africaine. Nous nous réjouissons de renforcer ce partenariat dans la poursuite de notre objectif commun : la pleine reconnaissance, le développement et la représentation de la Diaspora Panafricaine et des Personnes d’Ascendance Africaine dans l’Union Africaine.
Demander que la conférence se déroule sous les auspices de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, tirant parti du leadership du Maroc dans la diplomatie africaine pour faire avancer la représentation de la Diaspora Panafricaine.

Jawad Ahmad Beigh : Les minorités au Pakistan
Défenseur des Droits de l’Homme de Jammu et Kashmir, Inde
1 Oppression systématique
Beigh a décrit une oppression systémique et généralisée des minorités religieuses au Pakistan, y compris les hindous, les chrétiens et les sikhs, avec le silence ou la complicité de l’État dans ces abus.
2 Conversions forcées
Il a souligné des préoccupations particulières concernant les conversions forcées, les enlèvements et les assassinats ciblés de minorités hindoues et sikhes, avec des jeunes filles forcées de se marier et de se convertir à l’Islam.
3 Destruction culturelle
La destruction des lieux de culte des minorités, en particulier les temples hindous, a été présentée comme une preuve d’intolérance religieuse enracinée, avec des milliers de temples prétendument profanés depuis 1947.
Préoccupations démographiques et éducatives au Pakistan
Déclin de la population
La population hindoue au Pakistan aurait diminué à moins de 2% contre plus de 15% au moment de la partition en 1947, reflétant ce que Beigh a décrit comme un ciblage systématique de ces communautés.
Biais éducatif
Les programmes éducatifs au Pakistan ont été décrits comme promouvant souvent l’intolérance et la haine envers les hindous, favorisant une culture d’exclusion et de suspicion qui perpétue la discrimination.
Censure médiatique
La censure médiatique officielle masquerait l’ampleur réelle des abus contre les minorités, bien que les plateformes de médias sociaux donnent un aperçu des défis auxquels ces communautés sont confrontées.
Minorités chrétiennes au Pakistan
Démographie de la population
Les chrétiens représentent environ 1,6% de la population du Pakistan, beaucoup s’étant convertis des communautés dalits en Inde avant la partition dans l’espoir d’échapper à l’oppression basée sur les castes.
Double discrimination
Les chrétiens continuent de faire face à la fois à la discrimination basée sur les castes et à la persécution religieuse au Pakistan, en particulier sous les lois sur le blasphème du pays, qui sont fréquemment utilisées pour cibler les communautés chrétiennes.
Perception politique
Souvent considérés comme des mandataires des intérêts occidentaux, les chrétiens font face à une hostilité croissante, reléguant beaucoup aux strates les plus pauvres de la société pakistanaise avec des opportunités économiques ou une mobilité sociale limitées.
Identité nationaliste et droits des minorités au Pakistan
Construction de l’identité
L’identité nationaliste du Pakistan a été décrite comme étant construite en opposition à une « Inde hindoue » perçue, exacerbant le sort de ses minorités en encourageant la discrimination culturelle et politique.
Suspicion envers les hindous
Les hindous pakistanais sont fréquemment considérés comme des « agents » de l’Inde, créant un environnement où leurs droits sont continuellement érodés avec une protection limitée de l’État.
Rôle de la diaspora indienne
Beigh a soutenu que la diaspora indienne a un rôle crucial à jouer dans la défense de la protection des minorités au Pakistan, amplifiant leurs voix dans les forums internationaux.
La communauté internationale, y compris le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, doit faire pression sur le Pakistan pour qu’il respecte ses obligations de protéger les droits de tous ses citoyens. Il ne s’agit pas seulement d’une question de sauvegarde de la dignité humaine, mais aussi de s’assurer que les valeurs de tolérance et de pluralisme sont respectées à l’échelle mondiale.

Habib Ur Rehman : Droits de l’homme dans l’Azad Jammu- et-Cachemire
Contexte historique: Rehman a décrit comment
la population de l’AJK a été privée de droits politiques, sociaux et économiques depuis l’annexion par le Pakistan le 22 octobre 1947.
2. Répression des manifestations
Depuis le 11 mai 2024, les résidents de l’AJK ont participé à des manifestations contre des taxes et des factures de services publics injustes, faisant face à une dispersion violente par les Rangers pakistanais et la police du Pendjab.
3. Victimes et arrestations
Trois jeunes auraient été tués le 13 mai 2024 lors de la dispersion des manifestations, les autorités portant plainte contre 55 manifestants pacifiques plutôt que de tenir les forces de sécurité responsables.
Incidents récents dans l’Azad Jammu-et-Cachemire
1. Accusations de blasphème
Sur la base des directives du Pakistan, trois militants politiques, dont une étudiante universitaire, ont été accusés d’avoir violé la loi pakistanaise sur le blasphème. L’étudiante a été arrêtée et reste incarcérée.
2. Cas de disparition
Le 13 août 2024, un jeune militant nommé Raja Zarnoosh a été arrêté dans le district de Bagh de l’AJK, ses coordonnées actuelles restant non divulguées, soulevant des inquiétudes quant aux disparitions forcées.
3. Appel à l’action
Rehman a conclu sa présentation en implorant le forum international d’aborder ces problèmes et en appelant le Pakistan à cesser ce qu’il a décrit comme des actions brutales contre le peuple de l’Azad Jammu-et-Cachemire.
Modération et conclusion de l’événement
1. Modération
L’événement parallèle a été modéré par Abdel Aziz Muhamat, représentant principal de l’ONUG du Centre d’Encadrement et de Développement des Anciens Combattants (CEDAC) et défenseur des droits de l’homme internationalement reconnu, lauréat du prix Martin Ennals.
2. Ouverture formelle
L’événement a débuté par un accueil d’Isabelle Falconnier, Directrice exécutive du Club suisse de la presse Genève, qui a présenté le thème « Diasporas et Droits des Minorités : Opportunités Nées des Défis » et les ONG organisatrices.
3. Un dialogue Interactif
Après les présentations, un dialogue interactif a eu lieu entre les panélistes et les membres de l’audience, permettant une exploration plus approfondie des sujets présentés et un échange de perspectives sur les questions de droits des minorités.
















